Les enseignes de luxe font décidément feu de tout bois en ce moment pour draguer l’internaute : après le court-métrage pour le N°5 Chanel réalisé par Jean-Pierre Jeunet et joué par Audrey Tautou, une autre actrice française de la même génération, Marion Cotillard, s’illustre en ce moment pour promouvoir l’emblématique sac Lady Dior. L’originalité ? Réalisé par Olivier Dahan (réalisateur de La Môme, qui a valu un oscar à l’actrice), il s’agit de trois vrais courts-métrages publicitaires distillés au compte-goutte pour créer le buzz sur le net.
Le 1er de la série, intitulé « The Lady Noir Affair » met en scène Marion Cotillard dans un polar racé à l’ambiance hitchockienne. Les costumes sont signés John Galliano, le styliste attitré de la maison Dior :
Ce premier opus de 6 minutes s’avère visuellement très beau. La musique, la lumière feutrée, le Paris noir fantasmé, les « gueules » de méchants, aucun détail n’est laissé au hasard, mis à part peut-être le scénario un peu confus. En même temps, la stratégie de Dior est de tenir le spectateur en haleine, mais on ne comprend pas bien qui en veut à Marion (parfaite en icône de mode) et à son boyfriend, quels sont les enjeux à part montrer le plus souvent les sacs à main Christian Dior.
J’en reviens toujours à ce summum de pub luxe que fut le Chanel N°5 avec Nicole Kidman et Baz Luhrmann à la baguette. Ce dernier avait plus ou moins repris le pitch de son Moulin rouge en plus glamour, et l’histoire de l’amour impossible était claire et tenait debout.
Avec ce court-métrage, Dior brouille les pistes quitte à faire un peu « toc ». La marque veut créer une mythologie, mais dans ce cas, il faut donner au spectateur des repères, des personnages à qui s’accrocher pour débattre dessus. Hors on ne discerne pas vraiment les personnalités de chacun si ce n’est l’opposition traqueur/traqués. La course au sommet de la Tour Eiffel vaut tout de même le détour. Dans quelques mois (à la rentrée normalement), Marion Cotillard réapparaîtra sur le Net pour le 2ème court en Lady Rouge à New-York. Affaire à suivre…
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