L’ultime hommage au « King of pop », mort le 25 juin dernier à l’âge de 50 ans, a eu lieu hier au Staples Center à Los Angeles. De nombreuses stars et amies de Michael Jackson avaient fait le déplacement tout comme des milliers de fans. L’évènement a été retransmis par les télés du monde entier. Aux quatre coins du globe, chacun s’est recueilli à sa façon. Du côté du monde de la mode, on a aussi des choses à dire sur le « King du style ».
Dans le Elle de cette semaine, de nombreux créateurs prestigieux rendent hommage au look inimitable que s’était créée Michael Jackson, et qui en a inspiré plus d’un. Karl Lagerfeld, Riccardo Tisci (Givenchy), Christophe Decarnin (Balmain) ou encore Heidi Slimane témoignent. La maison Balmain s’était justement particulièrement inspirée, lors des défilés de cette année, des vestes « uniformes » du chanteur pour créer un hit porté par de nombreuses stars :

Costume smoking pailleté ou oversize dans les années 70, veste cloutée dans les années 80 (super à la mode en 2009), veste à brandebourg, pantalon court, mocassins noirs sur chaussettes blanches apparentes, lunettes aviateur, gant blanc pailleté, chapeau … Michael Jackson s’était inventé plus qu’un style, un univers esthétique en constante évolution, qui fascinait fans et créateurs. Quelques photos pour le prouver :
Et encore j’en oublie (la veste en cuir rouge, la mèche rebelle, le tee-shirt blanc…) ! La question est inévitable : a-t-il copié quelqu’un ? Les plus grands noms de la haute-couture sont formels : tout comme en musique, Michael Jackson agissait à l’instinct et tapait toujours juste. C’est le propre du génie. Pour résumer le style d’un des plus grands chanteurs de tous les temps, Kriss Van Assche, le designer de Dior Homme explique : « Il s’était forgé une armure vestimentaire, à l’image de sa personnalité. » Pas mieux.
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« Les billets de ses concerts a Londres s’arrachaient. Preuve que, au delà d’une éventuelle malsaine curiosité, les admirateurs de tous ages de son oeuvre sont encore légion. Des centaines de milliers d’amateurs de musique, jamais remis de ce choc musical et esthétique unique. Des fans pour qui un gant unique, un chapeau, des lunettes noires et un drôle de pas de danse a reculons, le « moonwalk », ne sont pas le symbole d’un artiste malade, tué par une megalomanie et un narcissisme autodestructeurs. Mais peut-être celui d’un incompris, un être visionnaire, en avance sur son temps. Un homme de ce futur qui se profile et qui fait si peur : sans sexe, sans âge, sans race, sans couleur. » (Hugo Cassavetti – Telerama)