Certaines marques cultes sont comme des phœnix, elles renaissent de leurs cendres tous les 10 ou 20 ans pour redevenir un objet de désir. Les Doc Martens font partie de ces rares pièces capables de s’adapter à une toute nouvelle époque sans perdre son identité. Elles méritaient bien qu’on leur consacre un dossier spécial « Une semaine, une marque ». D’autant que la Dr Martens fait partie des it-shoes de cet hiver 2009-2010.
Les chaussures Doc Martens naissent en 1946 de la volonté de Klaus Maertens. Blessé aux pieds, il invente avec un ami ingénieur la toute première chaussure montée sur coussin d’air. A l’origine donc, les « doc » ont une vocation orthopédique et sont très recherchées par les sexagénaires. En quelques années, les « Dr. Maertens » connaissent un succès fulgurant et se vendent dans toute l’Europe. C’est au moment de la commercialisation en Angleterre dans les 60′s qu’elles adoptent un nouveau nom : les Doc Martens. A la même époque sortent des usines anglaises les fameuses boots dr martens de 8 trous avec une semelle sur coussin d’air. Le modèle 1.4.6.0. est né !

Portée dans les années 60 par les ouvriers et les agents des services publics car confortable et robuste, la Doc Martens 1460 devient dans les 70′s et 80′s la boots préférée des mouvements de contre-culture. Elles est notamment adoptée par toute la culture punk-rock, à commencer par des icônes comme The Who, The Clash, The Cure ou The Red Hot Chili Peppers. Dès lors, l’ancienne chaussure orthopédique devient l’accessoire de mode incontournable de tout contestataire qui se respecte.
Les détails de la doc martens deviennent primordiaux pour affirmer son appartenance à un mouvement quel qu’il soit. Par exemple, la couleur des lacets : noire pour les « anars », mauve pour les « anti-religion » tandis que les lacets customisés avec des perles sont réservés aux fans de reggae. La coque (« elle est coquée ou pas ta doc ? » : question récurrente dans les années 80!), la semelle rainurée et translucide, les surpiqûres ou encore la languette « Originals de Dr. Martens » sont des éléments qui ne trompent pas l’initié. Les détails de fabrication, l’identité et l’esprit rebelle très « teenage wasteland » de la marque ne bougeront plus.
Lentement mais sûrement, les bottes Doc Martens disparaissent de la circulation dans les années 90. Elles reviennent sur le devant de la scène dans les années 2000 pour fêter leur 40ème anniversaire. A cette occasion le célèbre modèle 1460 est customisé par les plus grands couturiers du monde : Vivienne Westwood, Paul Smith ou encore Jean-Paul Gaultier. Dès lors, son retour dans le dressing des fashionistas ne se fait pas attendre.
Les jeunes « web 2.0″, entichés à nouveau des docs, en font définitivement un modèle de chaussures « transgénérationnel ». La Dr Martens se prête par ailleurs très bien à la grande obsession de ces dernières années : la customisation. La mannequin Agyness Deyn et ses modèles extravagants concourent à ce come-back fracassant de la doc. Le point culminant de ce revival devrait être atteint cet hiver mais je vous en reparlerai demain pour la suite d »Une semaine, une marque spécial Doc Martens ».
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Les doc Martens c’est de l’indémodable! Un look particulier tout de même, surtout pour les chaussures de couleur vives, mais reconnaissons que cette marque a su perpétuer son look branché et a su et continue à séduire la jeunesse punk! Moi personnellement je n’en porterai pas mais il fut un temps où je les adorais! Un genre de féminité « masculine » très fun, je les portais même avec des robes! On trouve encore pas mal de chaussures et boots dans le même style dans les magasins d’ailleurs.. Bravo Doc Martens!