Kate Moss est bien plus qu’une jolie fille mais une icône, une muse. De nombreux articles ont été écrits sur elle mais cette année, c’est vraiment la sienne. 2010 marque la consolidation du phénomène Kate Moss, la jeune femme est partout : Le Musée des Arts Décoratifs prépare une expo en son honneur, elle lance sa nouvelle collection pour Longchamp, un chercheur du CNRS se penche sur le mystère de sa personnalité caméléon, en résumé on va beaucoup entendre parler de la brindille.
Elle incarne le changement d’une époque et une nouvelle forme d’individualisme. Alors que les Naomi, Claudia et Cindy défilaient sagement sur les podiums, la piquante Kate (accusée de maigreur extrême à ses débuts) commençait déjà à trouver les sorties et la drogue beaucoup plus amusants que le simple fait d’exhiber sa beauté. Chaque homme qu’elle croise, si l’univers de celui-ci lui correspond, elle vit sa relation avec passion et bien plus. Son aventure avec Johnny Deep sera la plus romantique et la plus marquante. Elle a toujours su finalement bien s’entourer.
Son incroyable capacité d’adaptation en sidère plus d’un. Lorsqu’elle se déplace sur des shootings mode, Kate se métamorphose mais sait aussi retrouver son identité d’une manière déconcertante. Peut-être qu’elle sait finalement être là où on ne l’attend pas : muse de Demarchelier, amoureuse du rédacteur en chef Jefferson Hack, surprenante sur les clichés grunge de Corinne Day ou groupie et petite amie du rockeur Pete Doherty. Sa fausse désinvolture dérange et tout est prétexte au scandale, notamment lors de son passage cocaïne ou lorsqu’elle déclare se sentir bien dans son corps en étant maigre. Finalement, Kate dérange et attire, le jeu est passionnel. Bien sûr, personne n’est parfait, et si parfois elle va trop loin, sa capacité à se reconstruire est gigantesque.
L’enseigne Topshop a tout compris mais a surtout tout gagné ! Kate Moss rebooste les ventes d’une manière phénoménale et prend un plaisir fou à la création de sa ligne éponyme. Suite à ses déboires avec Pete et ses prises de drogue répétées, plus aucune maison de couture ne veut lui faire confiance. Fort heureusement et au plus grand désarroi de tous, les créateurs font de nouveau appel à elle. Depuis 4 ans déjà , sa collaboration avec la maison Longchamp est sans doute sa plus belle histoire de cœur. Cette année, c’est à elle d’exprimer son amour. C’est fait, puisqu’elle vient de créer sa propre collection de sacs à main pratiques et glamour dont la sortie est prévue le 11 février 2010 dans les boutiques Longchamp, aux Galeries Lafayette de Paris et chez Selfridges à Londres. Aux côtés de Sophie Delafontaine, elle imagine la ligne « Kate Moss for Longchamp », résultat : 28 sacs dont une besace zébrée, un sac polochon rouge, des valises vintage, entre 90 et 750 euros. A l’image de Kate, l’esprit est moderne, sophistiqué, confortable et surtout rock avec la gamme Rock’n’Casual pour le quotidien, Rock’n’Travel pour les voyages et Rock’n’Glam pour le tapis rouge.
Christian Salmon, auteur de Storytelling et chercheur au CNRS va bientôt créer l’émulation avec « Kate Moss machine » ce 21 février 2010. Il décrypte le phénomène et tente de trouver les réponses à nos questions. A l’époque le Musée des Arts Décoratifs préparait l’expo sur Kate Moss -qui a finalement été repoussée au printemps 2011- et a demandé à l’auteur d’écrire un papier sur elle. Dans cet ouvrage, il fait le lien avec son premier bouquin, en l’occurrence sur l’art de la communication narrative dans la mode.
La prochaine exposition est très attendue et 2011 sera aussi placé sous le signe de Kate. Récemment la miss a exprimé son envie de contrôler ce qui pourra être dévoilé à son sujet mais ne cache pas non plus son émotion face à un tel rendez-vous : « Quand ils m’ont fait visiter l’espace je me suis rendue compte que c’était un projet immense ! Et là j’ai vu tous ces drapeaux rouges avec mon nom dessus rue de Rivoli, juste à côté du Louvre… » On l’aime notre Kate…
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